Logiciel de facturation : que choisir entre SAAS et On premise ?

logiciel de facturation on permise ou saas

Le choix d’un logiciel de facturation influence directement la gestion administrative et comptable d’une entreprise. Deux modèles coexistent aujourd’hui : la solution en ligne (SaaS), accessible via un navigateur web, et le logiciel installé localement (On premise) sur les serveurs ou les postes de travail. Chacun présente ses spécificités en matière de coûts, d’accessibilité, de sécurité et d’évolutivité. Pour faire le bon choix, il est nécessaire d’analyser en détail le fonctionnement de chaque modèle et leur adaptation aux besoins réels des entreprises.

Logiciel saas de facturation : un accès à distance et des mises à jour continues

Un logiciel SaaS (Software as a Service) repose sur un hébergement à distance. L’entreprise utilise une plateforme accessible via une simple connexion internet, sans avoir à installer le programme sur ses équipements. La facturation s’effectue généralement sous forme d’abonnement mensuel ou annuel, incluant les mises à jour automatiques, la maintenance et le support client.

Ce modèle présente plusieurs avantages pour les structures souhaitant :

  • travailler depuis plusieurs sites ou en mobilité ;
  • partager les accès entre collaborateurs sans infrastructure complexe ;
  • éviter les frais initiaux d’installation et de licences à vie.

L’administration fiscale française exige désormais une conformité aux normes anti-fraude à la TVA (NF525). La plupart des logiciels SaaS du marché s’alignent automatiquement sur ces exigences légales via des mises à jour régulières, sans intervention de l’utilisateur.

Selon une étude du cabinet Markess, près de 70 % des TPE et PME françaises utilisent déjà un logiciel de facturation en SaaS en 2024, principalement pour des raisons de souplesse et de simplicité de déploiement.

Solution on premise : un contrôle complet mais des coûts de gestion plus élevés

Le modèle On premise repose sur l’installation du logiciel directement sur les serveurs ou ordinateurs de l’entreprise. L’accès n’est donc possible qu’à partir des postes autorisés, sauf mise en place d’un réseau interne ou d’un accès distant configuré manuellement.

Ce format séduit encore certaines entreprises, en particulier celles qui recherchent :

  • une maîtrise complète des données, sans passer par un hébergeur externe ;
  • une intégration directe avec des systèmes métiers spécifiques ;
  • une indépendance vis-à-vis d’un abonnement ou de la connexion internet.

En contrepartie, ce modèle nécessite :

  • un investissement initial important (licence, installation, formation) ;
  • des mises à jour manuelles parfois complexes ;
  • un service informatique en interne ou un prestataire pour gérer la maintenance et la sécurité.

Ce format reste courant dans les secteurs sensibles (industrie, médical, secteur juridique) où la confidentialité des données est prioritaire. Cependant, son usage diminue : moins de 30 % des entreprises françaises y ont encore recours pour leurs facturations, souvent en raison d’un système historique.

A lire aussi: Logiciel de déclaration fiscale : à quoi ça sert et comment ça marche ?

Comparaison des coûts entre saas et on premise

Le coût global est souvent déterminant dans le choix d’un logiciel de facturation. Les deux modèles se distinguent nettement sur ce point :

  • En SaaS, l’entreprise paie une redevance mensuelle ou annuelle, souvent entre 10 et 50 euros par utilisateur, selon le niveau de service, la taille de l’équipe, et les fonctionnalités intégrées (facturation, gestion client, suivi des règlements, relances automatiques). Aucun matériel n’est à acheter, et la mise en route est quasi immédiate.
  • En On premise, l’investissement de départ peut s’élever à plusieurs centaines, voire milliers d’euros, selon la solution choisie. Il faut ajouter à cela les coûts liés aux mises à jour, à la maintenance, et aux sauvegardes régulières des données.

Sur une période de 5 ans, le SaaS peut devenir plus coûteux en cumul, mais ce surcoût est compensé par la réduction des tâches techniques et des besoins en infrastructure.

Niveau de sécurité et confidentialité : quelle solution apporte le plus de garanties ?

La sécurité des données est un enjeu majeur, surtout en matière de facturation, qui implique la protection d’informations fiscales, commerciales et bancaires.

  • Les logiciels SaaS modernes sont hébergés sur des serveurs certifiés (ISO 27001, HDS, etc.) et bénéficient de systèmes de chiffrement avancés, de sauvegardes automatiques, et d’une surveillance continue. Toutefois, les données sont hébergées chez un tiers, ce qui peut soulever des interrogations dans certains secteurs soumis à des exigences strictes de conservation locale.
  • En On premise, les données restent sous contrôle direct. Cela peut rassurer certaines entreprises, mais cela suppose une maîtrise complète de la sécurité informatique en interne : pare-feu, mises à jour régulières, protection contre les ransomwares, etc. Sans ces garanties, le niveau de risque peut même être supérieur à celui d’un SaaS bien géré.

En cas de sinistre, le SaaS assure une reprise rapide, tandis qu’une perte de données sur serveur local sans sauvegarde peut entraîner des conséquences lourdes.

Quelles entreprises devraient privilégier une solution saas ?

Les microentreprises, indépendants et TPE sont particulièrement concernées par les logiciels SaaS, car :

  • elles ne disposent pas toujours d’un service informatique interne ;
  • elles ont besoin de solutions prêtes à l’emploi, accessibles immédiatement ;
  • elles souhaitent limiter les coûts d’entrée et bénéficier de mises à jour automatiques.

Le SaaS répond aussi bien aux besoins des entrepreneurs nomades, des structures multi-sites et des entreprises en forte croissance, qui doivent pouvoir adapter leur outil rapidement, sans changer de système à chaque étape.

Dans quels cas opter pour une installation locale reste justifié ?

Le logiciel On premise garde sa pertinence pour certaines structures :

  • entreprises situées dans des zones à faible couverture internet ;
  • organisations dotées d’une architecture informatique complexe, intégrée à des logiciels internes spécifiques (ERP, CRM propriétaire) ;
  • structures soumises à des politiques internes strictes sur l’hébergement des données (juridique, santé, administration).

Il peut aussi être un choix économique sur le très long terme, à condition de maîtriser les contraintes techniques liées à sa gestion.

Commentaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *