Plan de trésorerie exemple : voici un modèle réalisé avec Pennylane

Plan de trésorerie exemple

Un plan de trésorerie sert à suivre l’argent disponible dans l’entreprise et à anticiper les périodes où les encaissements risquent de ne pas couvrir les décaissements. Contrairement au compte de résultat, qui raisonne en produits et charges, le plan de trésorerie suit les entrées et sorties d’argent sur une période donnée.

Avec un outil comme Pennylane, le suivi peut aller au-delà d’un simple tableau mensuel. Les données comptables et les factures déjà enregistrées peuvent alimenter les prévisions, tandis que le dirigeant peut ajouter ses propres hypothèses : nouveau loyer, recrutement, investissement, échéance exceptionnelle ou facture client attendue.

L’intérêt est surtout de pouvoir comparer la trésorerie déjà réalisée avec les flux attendus dans les prochains mois.

Plan de trésorerie : à quoi sert ce tableau financier ?

Un plan de trésorerie présente généralement, mois par mois, le solde bancaire de départ, les encaissements prévus, les décaissements prévus et le solde disponible à la fin de chaque période.

Un modèle simple peut prendre cette forme :

JanvierFévrierMarsAvril
Trésorerie début de mois35 000 €39 500 €42 000 €37 000 €
Encaissements clients+28 000 €+31 000 €+24 000 €+35 000 €
Autres encaissements+2 000 €+1 500 €+1 000 €+1 500 €
Salaires et charges-14 000 €-14 000 €-14 000 €-14 000 €
Fournisseurs-8 500 €-11 000 €-12 000 €-9 500 €
Loyer-3 000 €-3 000 €-3 000 €-3 000 €
Impôts et taxes0 €-2 000 €-1 000 €-4 000 €
Trésorerie fin de mois39 500 €42 000 €37 000 €43 000 €

Ce tableau permet de répondre à une question très simple : combien d’argent sera disponible sur le compte à la fin de chaque mois ?

Dans une entreprise, cette information peut changer une décision d’investissement, de recrutement ou de paiement fournisseur.

Le module trésorerie Pennylane : du solde actuel aux prévisions

Le module de trésorerie permet de regarder la situation financière sous plusieurs angles : solde disponible, encaissements, décaissements, flux réalisés et flux futurs.

L’écran de trésorerie peut notamment servir à comparer l’évolution passée avec les projections à venir.

💳 Solde de trésorerie disponible

Le premier indicateur à regarder est le montant de trésorerie disponible.

Il correspond à l’argent dont l’entreprise dispose à un instant donné sur les comptes suivis. Ce chiffre donne une photographie de la situation actuelle, mais il ne suffit pas pour piloter les semaines et les mois suivants.

Une société peut avoir 80 000 € sur son compte bancaire aujourd’hui et rencontrer une tension de trésorerie quelques semaines plus tard si plusieurs règlements importants arrivent avant les encaissements clients.

C’est pourquoi le solde doit être analysé avec les flux futurs.

📥 Encaissements du mois

Les encaissements regroupent les sommes que l’entreprise doit recevoir.

Les factures clients constituent généralement la première source d’encaissement pour une société commerciale ou de services. Le calendrier de paiement compte autant que le montant de la facture.

Une facture de 20 000 € prévue pour être encaissée le 15 du mois ne produit pas le même effet sur la trésorerie si le client règle finalement 30 jours plus tard.

Cette différence peut être intégrée dans les prévisions afin d’obtenir une estimation plus proche de la situation attendue.

📤 Décaissements du mois

Les décaissements correspondent aux sommes que l’entreprise doit payer.

On retrouve notamment :

  • salaires et charges sociales ;
  • factures fournisseurs ;
  • loyers ;
  • impôts et taxes ;
  • abonnements ;
  • remboursements d’emprunts ;
  • investissements ;
  • autres dépenses prévues.

Le montant total des décaissements est à comparer avec les encaissements afin d’identifier les mois où la trésorerie risque de diminuer.

Visualiser quatre ans de trésorerie passée et trois ans de prévisions

L’un des intérêts du suivi proposé est de ne pas regarder uniquement le mois en cours.

La trésorerie peut être analysée sur quatre années dans le passé, puis projetée sur trois années dans le futur, selon les données disponibles et les prévisions renseignées.

Cela donne une période d’analyse pouvant aller jusqu’à sept années :

4 ans de données historiques + 3 ans de prévisionnel = 7 ans analysés.

Cette profondeur permet de mettre en parallèle les périodes déjà réalisées et les hypothèses futures.

Prenons une entreprise dont la trésorerie évolue ainsi :

PériodeTrésorerie
Il y a 4 ans22 000 €
Il y a 3 ans31 000 €
Il y a 2 ans47 000 €
Année précédente61 000 €
Aujourd’hui74 000 €
Prévision à 1 an82 000 €
Prévision à 2 ans96 000 €
Prévision à 3 ans115 000 €

La comparaison entre historique et prévisionnel permet notamment de vérifier si les hypothèses retenues restent compatibles avec les résultats observés.

Une prévision n’est toutefois jamais une garantie. Elle dépend des données disponibles et des hypothèses retenues.

Affiner les prévisions avec les factures clients en retard

Une prévision basée uniquement sur les dates théoriques des factures peut donner une image trop favorable de la trésorerie.

Prenons un exemple.

Une entreprise attend :

30 000 € d’encaissements en septembre.

Sur ces 30 000 €, 12 000 € correspondent à une facture client déjà en retard.

Si le règlement est repoussé à octobre, le solde de septembre sera inférieur de 12 000 € à la première projection.

Cette différence peut modifier complètement la lecture du plan de trésorerie.

Le suivi des retards de paiement permet donc d’affiner les projections. Le dirigeant peut regarder non seulement combien doit être encaissé, mais également quand l’argent a des chances d’arriver sur le compte.

Les flux de trésorerie sont catégorisés

Un plan de trésorerie devient plus facile à lire lorsque les flux sont regroupés par catégorie.

Au lieu d’avoir une longue liste de mouvements bancaires, l’entreprise peut distinguer plusieurs familles :

CatégorieExemples
ClientsRèglements de factures
FournisseursAchats, sous-traitance
PersonnelSalaires, charges
FiscalTVA, impôts, taxes
ImmobilisationsAchat de matériel
FinancementEmprunt, remboursement
LocauxLoyer, charges
AbonnementsLogiciels, téléphonie

Cette catégorisation permet de voir rapidement quelle catégorie consomme le plus de trésorerie et comment les dépenses évoluent.

Elle facilite également la construction des projections futures.

Comment fonctionne la prévision automatique de Pennylane ?

La prévision automatique utilise les informations déjà présentes dans l’outil, notamment les factures clients et fournisseurs.

Le principe est simple : les opérations connues servent de base à l’estimation des flux futurs.

Une facture fournisseur enregistrée avec une échéance à venir peut donc alimenter les décaissements prévisionnels. De la même manière, une facture client non encore réglée peut être intégrée dans les encaissements attendus.

Le système peut ainsi produire une première projection sans demander au dirigeant de saisir manuellement chaque ligne.

Cette automatisation doit toutefois être contrôlée. Une facture en retard, une dépense exceptionnelle ou un changement de calendrier peut rendre une prévision initiale moins représentative de la situation attendue.

Ajouter ses propres prévisions : récurrences, investissements et dépenses exceptionnelles

Les données déjà enregistrées dans Pennylane ne couvrent pas nécessairement toutes les opérations futures.

Une entreprise peut avoir prévu :

  • l’embauche d’un salarié dans six mois ;
  • l’achat d’un véhicule ;
  • un investissement informatique ;
  • un changement de local ;
  • une hausse du loyer ;
  • une nouvelle campagne publicitaire ;
  • un remboursement d’emprunt ;
  • une dépense annuelle ;
  • une rentrée d’argent exceptionnelle.

Ces opérations peuvent être ajoutées aux prévisions.

Les récurrences sont particulièrement utiles pour les charges régulières. Un loyer mensuel, un abonnement ou une autre dépense répétitive peut ainsi être intégré dans le scénario de trésorerie sans devoir recréer chaque mouvement individuellement.

 Analyser les flux réalisés et les flux à venir

La lecture de la trésorerie peut être divisée en deux grandes parties.

✅ Les flux réalisés

Ils correspondent aux mouvements déjà intervenus.

L’entreprise peut ainsi analyser ce qui s’est effectivement passé : montant des encaissements, dépenses fournisseurs, salaires, fiscalité, investissements et autres mouvements.

Cette partie historique sert de référence pour comparer les prévisions avec les résultats obtenus.

🔮 Les flux futurs

Les flux futurs regroupent les opérations attendues.

On y retrouve notamment :

Factures clients à encaisser → fournisseurs à payer → salaires → loyers → échéances fiscales → investissements → autres dépenses prévues.

L’objectif est de connaître suffisamment tôt les périodes durant lesquelles le solde risque de diminuer fortement.

visualiser prévisionnel

Intégrer les échéances fiscales dans le plan de trésorerie

Les échéances fiscales doivent être prises en compte dans les projections.

Une entreprise peut afficher un solde bancaire confortable pendant plusieurs semaines puis subir une sortie importante liée à la TVA, à l’impôt ou à d’autres prélèvements.

Prenons une société qui dispose de 50 000 € avant une échéance fiscale de 18 000 €.

Si elle prévoit parallèlement 25 000 € de règlements fournisseurs et seulement 15 000 € d’encaissements clients sur la même période, la trésorerie peut rapidement diminuer.

Un plan de trésorerie correctement alimenté fait apparaître ces sorties avant qu’elles ne se produisent.

 Salaires, loyers et charges récurrentes dans les prévisions

Certaines dépenses sont faciles à anticiper parce qu’elles reviennent à intervalles réguliers.

Les salaires, le loyer, certains abonnements et les remboursements d’emprunts peuvent être intégrés dans les projections afin d’obtenir une vision plus complète des sorties d’argent.

Prenons une entreprise qui prévoit chaque mois :

DépenseMontant mensuel
Salaires nets18 000 €
Charges sociales8 000 €
Loyer3 500 €
Abonnements1 000 €
Fournisseurs12 000 €
Total42 500 €

L’entreprise sait déjà qu’elle devra décaisser environ 42 500 € sur ces postes chaque mois, avant même d’intégrer les dépenses exceptionnelles.

Cette visibilité donne un seuil de référence pour les encaissements à prévoir.

Exemple complet d’un plan de trésorerie avec Pennylane

Imaginons une PME disposant de 60 000 € de trésorerie au début du mois.

Elle prévoit :

Encaissements : 45 000 €

Décaissements : 51 000 €

Le calcul donne :

60 000 € + 45 000 € – 51 000 € = 54 000 €

La trésorerie théorique de fin de mois serait donc de 54 000 €.

Mais un deuxième scénario peut modifier cette projection.

Si 10 000 € d’une facture client sont considérés comme incertains en raison d’un retard de paiement, les encaissements retenus deviennent :

45 000 € – 10 000 € = 35 000 €

La trésorerie projetée devient alors :

60 000 € + 35 000 € – 51 000 € = 44 000 €

La différence entre les deux scénarios atteint 10 000 €.

C’est précisément ce type d’écart qui peut changer une décision de gestion.

Prévision automatique ou prévision manuelle : quelle différence ?

Prévision automatiquePrévision ajoutée par l’entreprise
Utilise les données déjà enregistréesUtilise les hypothèses du dirigeant
Factures clientsInvestissement futur
Factures fournisseursNouvelle embauche
Échéances connuesNouvelle dépense
Données récurrentesRecette exceptionnelle
Première estimation rapideAjustement du scénario

Les deux méthodes peuvent être utilisées ensemble.

La prévision automatique fournit une base calculée à partir des données disponibles, tandis que les ajouts manuels servent à intégrer les événements qui ne figurent pas encore dans les factures ou la comptabilité.

Pourquoi utiliser Pennylane pour construire un plan de trésorerie ?

L’intérêt d’un suivi de trésorerie intégré est de rapprocher les données réelles, les factures enregistrées et les hypothèses futures dans un même outil.

Pour le dirigeant, la question n’est plus seulement de savoir combien l’entreprise possède aujourd’hui, mais aussi :

📌 Combien sera encaissé le mois prochain ?

📌 Quelles factures devront être payées ?

📌 Quand tomberont les salaires et les charges ?

📌 Quelles échéances fiscales arrivent ?

📌 Quel sera le solde dans trois, six ou douze mois ?

📌 Que se passe-t-il si un client paie en retard ?

📌 Quelle sera la trésorerie après un investissement important ?

C’est cette lecture croisée entre réalisé et prévisionnel qui donne au plan de trésorerie sa valeur pour le pilotage financier.

📌 Plan de trésorerie Pennylane : les données à surveiller

IndicateurCe qu’il faut regarder
Solde disponibleArgent présent sur les comptes
EncaissementsArgent attendu des clients et autres sources
DécaissementsArgent devant sortir
Retards clientsFactures dont la date de paiement est dépassée
FournisseursÉchéances à venir
SalairesMontant et date des paiements
FiscalitéTVA, impôts et autres échéances
LoyerMontant et fréquence
Prévisions automatiquesFlux calculés à partir des données disponibles
Prévisions personnaliséesÉvénements futurs ajoutés manuellement
RéaliséFlux déjà intervenus
PrévisionnelFlux attendus

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